Dirigeants, managers : qui prendra réellement le relais quand il faudra passer la main ?
CONSEIL
23/01/2026
Dans les entreprises, la stratégie occupe une place centrale. Vision à court, moyen et long terme, objectifs de croissance, feuille de route business : tout est pensé, structuré, planifié.
Pourtant, un facteur déterminant reste encore trop souvent relégué au second plan : l’humain.
Un projet ne réussit jamais uniquement grâce à une bonne stratégie. Il réussit – ou échoue – à cause des femmes et des hommes qui le portent. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit du plan de succession.
Si la plupart des organisations reconnaissent aujourd’hui l’importance de préparer la relève, le passage de la conceptionà la réalisation reste l’un des exercices les plus complexes du management et de la gouvernance.
En bref
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Le plan de succession est un levier clé de pérennité.
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Identifier un successeur sur le papier ne garantit pas la réussite sur le terrain.
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Le leadership réel se révèle dans la durée et les situations concrètes.
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Un plan de succession efficace se construit au quotidien.
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L’accompagnement et l’observation sont indispensables.
1. Le plan de succession : une évidence stratégique… en théorie
Sur le papier, le plan de succession semble évident. Il s’agit d’anticiper les départs clés, de sécuriser la continuité de l’activité et de garantir la stabilité de l’organisation.
Dans les faits, de nombreuses entreprises mettent en place des plans structurés :
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Identification de « hauts potentiels ».
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Cartographie des postes critiques.
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Parcours de développement accélérés.
Mais cette approche reste souvent trop théorique. Elle repose sur des projections, des performances passées et des perceptions parfois biaisées du leadership.
2. Quand le successeur “évident” échoue
Il n’est pas rare d’observer un scénario déstabilisant :
⇒ le leader identifié comme successeur naturel prend la fonction…⇒ et échoue en moins d’un an.
À l’inverse, des profils moins visibles, sur lesquels peu d’espoirs avaient été placés, reprennent les rênes avec calme, constance et assurent une véritable continuité.
Sans jugement.
Car sans mise en situation réelle, il est extrêmement difficile de distinguer :
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celui qui aime le pouvoir,
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de celui qui possède la capacité profonde de porter une organisation dans la durée.
3. Le leadership ne se décrète pas, il se révèle
Un plan de succession échoue souvent lorsqu’il confond :
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Performance individuelle.
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Expertise technique.
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Visibilité politique.
avec leadership réel.
Le leadership se révèle :
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Dans les situations complexes.
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Face à l’incertitude.
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Dans la capacité à embarquer les autres.
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Dans la prise de décision responsable.
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Dans la gestion des tensions et des paradoxes.
Ces dimensions ne peuvent être évaluées uniquement lors d’entretiens ou de comités de talents.
4. Un plan de succession se construit au quotidien
Un plan de succession efficace n’est pas un document figé dans un classeur RH.
Il se pense au quotidien.
Cela implique :
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Observer les personnes en situation réelle.
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Leur confier progressivement des responsabilités.
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Analyser leurs réactions face à la pression.
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Comprendre leurs choix et leurs arbitrages.
Le temps est un allié essentiel du plan de succession. Il permet de dépasser les apparences.
5. Accompagner plutôt que désigner
Désigner un successeur sans accompagnement est l’une des erreurs les plus fréquentes.
Un leader – actuel ou futur – a besoin :
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De feedback régulier.
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D 'accompagnement.
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D’espaces de réflexion sur sa posture.
Accompagner, c’est aussi aider à identifier :
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Les freins.
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Les peurs.
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Les zones de fragilité.
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Les motivations profondes.
C’est souvent à cet endroit que se joue la réussite ou l’échec d’une succession.
6. Intégrer l’imprévu dans le plan
Un bon plan de succession n’est pas rigide.
Il intègre l’idée que :
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Un leader peut évoluer différemment que prévu.
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Un événement personnel ou organisationnel peut bouleverser la trajectoire.
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Le contexte peut changer brutalement.
La capacité d’une entreprise à se réarticuler rapidement est un indicateur fort de maturité managériale.
7. Le plan de succession comme levier de pérennité
Penser plan de succession, ce n’est pas seulement anticiper un départ.
C’est :
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Sécuriser la continuité de la vision.
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Préserver la culture d’entreprise.
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Renforcer la confiance des équipes.
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Assurer la stabilité pour les partenaires et les clients.
En ce sens, le plan de succession est un véritable outil de gouvernance.
Conclusion
Un plan de succession ne se résume pas à une liste de noms.
Il repose sur une conviction forte : l’humain fait – ou défait – la réussite d’un projet.
Observer, accompagner, ajuster, comprendre… voilà les véritables piliers d’une succession réussie.
Penser plan de succession, c’est accepter la complexité humaine. C’est aussi faire le choix de la pérennité.
FAQ – Plan de succession
Pourquoi les plans de succession échouent-ils souvent ?
Parce qu’ils reposent trop sur des projections théoriques et pas assez sur l’observation en situation réelle.
À quel moment faut-il penser plan de succession ?
Le plus tôt possible. Un plan de succession se construit dans la durée.
Qui doit piloter le plan de succession ?
La direction, les RH et les managers, ensemble.
Le plan de succession concerne-t-il uniquement les dirigeants ?
Non. Il concerne tous les postes clés de l’organisation.
Vous souhaitez structurer ou repenser votre plan de succession ?
Accompagner vos leaders actuels et futurs de manière concrète et humaine ?
► Parlons-en ! La pérennité de votre organisation se construit aujourd’hui.